On est à l'heure de la mi-mandat: comment jugez-vous le bilan de la municipalité?
Pour moi, c'est un non-bilan. C'est forcément négatif, car si on revient à l'origine, le maire a été élu par défaut à cause de la division de la gauche et avec une équipe qui n'était pas prête.
Ce manque de préparation, ce manque d'envie, on les a payés. En trois ans, on a quand même eu la visite du Président de la République et d'une flopée de ministres. Mais pour quel résultat?
"Mon ambition,
c'est qu'on regagne la ville"
Le maire et son cabinet font de la com à tout va avec un magazine municipal devenu un magazine de propagande. Ils se sont coupé des Châtelleraudais. Ils l'ont payé cash aux dernières
cantonales.
Mais il y a quand même des réalisations...
Ils reprennent à leur compte ce qui a été fait avant. A leur crédit, on peut mettre les travaux dans les écoles, c'est bien. Un petit rond-point au pont Henri IV, c'est parfait. Et des projets
de voirie. Mais tout ça manque d'ambition.
On a l'impression que l'opposition socialiste et vous, spécialement, êtes dans le critique systématique, que c'est uniquement politique...
Non, ce n'est pas purement politique. L'opposition est là. On a des idées et des projets. Et par exemple au dernier conseil, l'implantation du cinéma à l'hôpital, moi, j'ai voté pour! Mais on
est mis en dehors de l'action et des projets. On sait bien que l'équipe municipale fonctionne autour du maire, du cabinet et de quelques élus qui n'ouvrent pas trop leur bouche.
Mais vous-même, vous allez très loin dans la critique....
Moi, mon rôle, c'est de dénoncer ce qui ne va pas, d'être un porte-parole et une force de proposition.
La mi-mandat, c'est aussi la vôtre et celle de l'opposition? Quel est le bilan?
C'est évident que c'est difficile quand on connaît la défaite. C'est un peu redescendre sur terre. Mais c'est un mal pour un bien. On est revenu au contact du terrain. On voit qu'on redevient
un parti d'espoir à Châtellerault.
C'est quoi la suite de l'histoire au PS après la victoire des cantonales?
On s'est mis en ordre de marche. L'objectif, c'est d'abord de faire voter en masse aux primaires du PS. Puis de préparer le projet pour les municipales. On est parti sur une dynamique.
Aujourd'hui, c'est: « Tous avec Michel Guérin »?
Aujourd'hui, on privilégie la solution Michel Guérin. Là-dessus, on n'a pas changé d'avis, mais je ferai aussi partie du jeu en 2014.
Mais vous, quelles sont vos ambitions?
Mon ambition c'est qu'on regagne la ville! J'y mettrai tout mon coeur.