Partager l'article ! L’UMP et M. Abelin face au scandale de la Société générale: Les affaires et scandales boursiers ne sont pas toujours faciles à comprendre. ...
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Conseiller Régional du Poitou-Charentes
Elu Référent du Pays Châtelleraudais
* Vice Président de la commission de Synthèse en charge de l'Information des Citoyens et de la Démocratie Participative
* Vice Président de la commission " Culture Sport " en charge du
Patrimoine
Conseiller Municipal PS de Châtellerault
Secrètaire du Parti Socialiste de Châtellerault - Membre du Conseil National et du BNA
Les affaires et scandales boursiers ne sont pas toujours faciles à comprendre. Mais on peut néanmoins se poser les questions suivantes : Nicolas Sarkozy prévoyait de supprimer ou d’alléger les peines pour les délits financiers. Le fera t-il après ce scandale ? Et si un tel projet arrive à l’Assemblée nationale, le député M. Abelin, qui brille par son absence sur les sujets controversés, voterait-il pour ou contre ?
L’actuel PDG de la Société générale, Daniel Bouton, n’a rien vu, ni rien entendu pendant que l’un de ses employés faisait joujou avec près de 50 milliards d’euros pour faire perdre, finalement, 5 milliards à la banque.
Comment cela est-ce possible ? Parce que, notamment, au nom du « tout libéralisme » triomphant, il existe moins en moins de contrôle de l’Etat sur les banques. Et elles en profitent bien ! Chacun aura pu remarquer, par exemple, quelque soit sa banque, que les frais bancaires de toute sorte augmentent beaucoup plus que l’inflation.
Contrairement à ce qui se passe en France, aux Etats-Unis (Hé oui !), l’Etat a réagi promptement à la crise des banques en les obligeant à créer des « super fonds » pour éviter de nouvelles crises.
En France, l’Etat cède partout ses participations, et du même coup son pouvoir de contrôle et laisse faire hausse des prix et scandales. Cela sera t-il le cas, demain, sur les prix du gaz et de l’électricité ? Notons, sans rire, que le PDG de la Société générale, issu de l’ENA, fut ensuite inspecteur des finances ! La semaine dernière, il a proposé d’abandonner son salaire sur six mois : mais l’an dernier, il était parmi les dix PDG français les mieux payés.
Il a commencé sa carrière au cabinet de Maurice Papon, condamné pour « complicité de crime contre l’humanité ».Vice-président du
MEDEF, l’heureux homme, Daniel Bouton, est également en bonne place dans le conseil d’administration de Total, qui s’est fait tristement remarquer par la marée noire de l’Erika.
Or, Nicolas Sarkozy a proposé de dépénaliser les délits financiers. Déjà, les peines pour ces délits, n’étaient pas bien lourdes en France puisque contrairement à d’autres pays comme aux USA (encore !), en cas de fraude, on risque 25 ans de prison ferme et des peines d’amende impressionnantes. En France, même si l’on fraude sur 5 milliards d’euros, même si l’on met en faillite une dizaine d’entreprises, on ne risque, au maximum, que 5 ans de prison ferme, lesquels ne sont presque jamais appliqués, quelque soit le délit.
Pourtant, comme l’a dit le président de la République début septembre, avec l’UMP, il
voudrait rendre ces peines encore plus légères. Les mauvaises langues disent que c’est pour assurer la sécurité de ses petits amis, qui furent responsables
de « délits d’initiés » à EADS ou ailleurs. Dernière question : si le projet arrive sur le bureau de l’Assemblée nationale, comment votera le député M. Abelin ?
Alors que sous Jacques Chirac, il a suivi, la plupart du temps, les textes fondamentaux proposés par les gouvernements de J. P. Raffarin et D. Villepin, contrairement à François Bayrou, aujourd’hui qu’il soutient totalement N. Sarkozy, donc l’UMP, comment vote t-il ? Comment se prononcera t-Il sur des sujets aussi choquants, qui laisseraient libres les délinquants en cravates ?
NB : 5 milliards d’euros, c’est par exemple l an de RMI en France pour les deux millions d’allocataires qui en bénéficient (ce sont les conseils généraux qui s’en occupent ...)
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