Visiteurs
Conseiller Régional du Poitou-Charentes
Elu Référent du Pays Châtelleraudais
* Vice Président de la commission de Synthèse en charge de l'Information des Citoyens et de la Démocratie Participative
* Vice Président de la commission " Culture Sport " en charge du
Patrimoine
Conseiller Municipal PS de Châtellerault
Secrètaire du Parti Socialiste de Châtellerault - Membre du Conseil National et du BNA
Voilà six mois que Ségolène Royal attend ce moment : celui de déclarer
officiellement sa candidature à l'élection présidentielle de 2012. Elle a choisi la date du dimanche 26 juin et ses terres poitevines, plus précisément celles d'Arçais, au coeur du marais
poitevin des Deux-Sèvres.
La favorite de 2007 sait qu'elle a un handicap à remonter : dans les sondages, elle est largement distancée par François Hollande et Martine Aubry. Le dernier
d'Ipsos pour Le Monde la place à 19 % des intentions de vote au premier tour de la présidentielle loin derrière M. Hollande (32 %) et Mme Aubry (30 %) (Le Monde du 24 juin).
Dans la coulisse, voilà plus de deux mois qu'un petit monde presque underground s'active pour faire du lancement de campagne un succès : les internautes qui ont, souvent depuis plusieurs années,
décidé de soutenir la cause de la présidente de la région Poitou-Charentes, membres du Parti socialiste ou non, tous sympathisants dévoués comme peu d'autres, certains diront "fanatisés" mais ils
s'en moquent. Objectif : la mise en ligne du nouveau site de campagne, Segoleneroyal.fr, et la retransmission vidéo en direct de cette journée sur le Net.
Cette armée de l'ombre s'organise autour d'un noyau dur de 50 professionnels de l'informatique, la plupart de haut niveau. Ceux-là commandent un cercle de 150 internautes qui peuvent à tout
moment, selon les besoins de l'actualité, mobiliser 350 techniciens ou blogueurs, qui s'emploient alors à diffuser la bonne parole royaliste sur la Toile.
Au sommet de la "ségosphère", Ségolène Royal elle-même. Tous ses partisans conviennent qu'elle est la seule et unique "patronne". Son arme ? Un iPad, avec lequel elle peut contrôler les
différents sites qui la soutiennent et depuis lequel elle émet depuis quelques semaines de très nombreuses sentences sur Twitter. Exemple copié pendant la rédaction de cet article : "L'idée que
la politique c'est un travail de temps long, de constance, d'enracinement, à l'image des -combats environnementaux pour l'avenir."
"Nous nous réunissons une fois par mois, mais beaucoup de choses se font par téléphone ou par mail, explique la candidate. Lors d'une réunion publique que j'ai tenue aux Blancs-Manteaux, à Paris,
en mai, j'ai réuni le noyau dur de 150 spécialistes de l'Internet, tous très pointus, très compétents."
La réunion mensuelle rassemble la "ségosphère" et les conseillers politiques de Ségolène Royal, comme Najat Vallaud-Belkacem, adjointe au maire de Lyon, chargée du groupe "riposte" auprès de la
présidente de la région Poitou-Charentes, ou Kamel Chibli, qui suit plus particulièrement les quartiers populaires.
Plusieurs personnages se sont vu confier des responsabilités. Le plus fidèle est Cyril Cibert, un nom prédestiné. Poitevin de 38 ans, entré en royalisme lors de
l'élection à la députation de son mentor à la fin des années 1980, séduit par son "sens du contact", il fut l'un des militants fondateurs de Désirs d'avenir, en 2006. Désormais élu municipal de
Châtellerault et conseiller régional du Poitou-Charentes, membre du noyau dur des internautes, il dit ne pas avoir "vraiment un rôle défini", quand Ségolène Royal soutient qu'il est "l'un des
principaux animateurs de la campagne Internet". Modestie...
Toujours est-il que Cyril Cibert a l'oeil sur tous les sites. "Le compte Twitter de Ségolène Royal réunit désormais 10 100 followers, dit-il. Le blog officiel
reçoit 15 000 visiteurs uniques chaque semaine. Le groupe sur la Coopol, réseau social du PS, est de loin le premier, avec plusieurs milliers d'adhérents, de même que la page Facebook, qui réunit
à ce jour près de 27 000 amis." Si l'on n'est pas encore, loin s'en faut, dans les records de la campagne présidentielle de 2007, tous ces chiffres sont aujourd'hui en augmentation. "C'est la
force du Web 2.0, reprend Cyril Cibert. Les posts circulent beaucoup plus vite et sur beaucoup plus de sites, blogs, pages Facebook ou comptes Twitter. Ainsi, Ségolène Royal arrive-t-elle à
toucher rapidement les internautes."
Le plus expérimenté des internautes royalistes est un ingénieur dans une importante société américaine, qui souhaite garder l'anonymat. "Je suis militant socialiste depuis 2005, explique-t-il.
J'ai soutenu Ségolène Royal en 2007. Aujourd'hui, concrètement, je suis le rédacteur en chef de l'équipe chargée de Désirs d'avenir sur Internet, une dizaine de personnes qui assurent les
publications en ligne des textes de Ségolène Royal, tous rédigés par elle, et la modération des commentaires."
Tout ce petit monde des écrans travaille bénévolement, et beaucoup. "Surtout le soir, confie l'ingénieur. Et on déjeune très souvent d'un sandwich pour
pouvoir s'occuper du Net. De très nombreuses initiatives sont prises, qui nécessitent un important travail de coordination. Ces jours-ci, par exemple, il nous faut réussir les vidéos qui seront
mises en ligne lors du grand meeting d'Arçais."
Outre le site officiel de la campagne 2012, d'autres nouveautés devraient être prochainement introduites dans la ségosphère. Mais chacun reste discret, pour ne pas donner trop d'idées aux
concurrents de la primaire qui, à l'exception d'Arnaud Montebourg, ont pris un retard certain dans leur occupation de la Toile. On saura seulement que l'on réfléchit à une labellisation des blogs
royalistes, pour distinguer le bon pixel de l'ivraie.
Du côté des "bons", un informaticien du Midi de la France qui a lancé son propre blog en 2007, Segorama, pour soutenir la candidate. Bientôt remarqué par
les responsables de Désirs d'avenir, il a répondu en 2009 à l'appel lancé aux volontaires désireux de rejoindre l'équipe de campagne Internet. Depuis, il s'est vu confier des tâches techniques et
stratégiques. Pour lui, comme pour ses camarades de la ségosphère, cet engagement paiera. Ségolène Royal veut croire en eux, plus que dans les sondages.
Les outils de la candidate :
Blog : http://www.
Compte Facebook: http://www.facebook.com/
Compte twitter: http://twitter.com/
Olivier Schmitt - Journal Le Monde du 24 Juin 2011
Contrairement à ce qu’a laissé entendre France Bleue, ma position concernant le canton de Châtellerault-sud est totalement différente de celle de Jean-Pierre Raffarin : j'appelle bien évidemment à voter pour le candidat socialiste Christian Michaud et contre le candidat Front National. Ce vote ne doit faire aucun doute pour tous les citoyens du canton.
Ségolène Royal
Dominique (Lévêque) ne s'entend plus avec Jean-Pierre (Abelin). Du coup, il annonce dans la presse son intention de revenir vers le
Parti Socialiste, non pour y découvrir les joies obscures du militantisme mais pour être éventuellement candidat aux prochaines élections cantonales.
Après avoir quitté la Gauche pour expérimenter la Droite, il voudrait donc, dans une sorte de stratégie du zigzag, abandonner la majorité municipale pour opérer un retour vers le Parti
Socialiste, qu'il a quitté en 2006.Chacun appréciera cette conception modulable de l'engagement politique. Nous dirons simplement qu'elle n'est pas la nôtre, et préciserons que le choix de nos
candidats est déterminé par un projet commun, non par des ambitions personnelles.
Il y a cependant plus grave pour les Châtelleraudais car, au-delà des querelles individuelles, c'est bien la question du fonctionnement de l'actuelle municipalité qui se trouve à nouveau
posée.
Dominique Lévêque se dit « coincé dans toutes ses délégations ». Il ne peut exercer, dans les faits, ses fonctions de maire délégué de Targé et le statut même de cette commune associée se
trouve bafoué puisque la Commission consultative ne se réunit plus et ne peut donc traiter les dossiers concernant la commune. Il n'exerce pas davantage ses fonctions d'adjoint aux affaires
sociales, et on ne sait qui - élu, administratif ou proche - le remplace. Il semble exclu de la Mission locale où les réunions se font sans lui. Est-il nécessaire alors de signaler l'extrême
gravité de cette situation dans une ville touchée de plein fouet par la crise et le chômage ? Faut-il souligner l'importance de la Mission Locale et l'importance de toutes les actions liées à
l'insertion ? Faut-il rappeler enfin le rôle joué par le Centre Communal d'Action Sociale auprès de nombreuses familles en difficulté? Plus d'interlocuteurs pour elles, et un élu référent qui ne
parvient ni à travailler avec le maire, ni même à le rencontrer ! C'est là, assurément, une situation qui ne peut durer très longtemps.
En bref : le PS n'est pas une boutique dont on peut entrer ou sortir en fonction de ses intérêts particuliers et la politique de la
girouette n'est pas notre éthique ; le débauchage politique trouve très vite ses limites ; et la majorité municipale, au-delà de ces querelles stériles, semble de plus en plus incapable de
trouver un fonctionnement satisfaisant, permettant d'impulser une vraie politique pour notre ville.
Le bureau de la Section Socialiste de Châtellerault
Claire et précis tout simplement :
Il y a un an, Nicolas Sarkozy débarquait à Châtellerault et brandissait, face aux inquiétudes et mécontentement de la population, CTP et autres promesses.
Un an plus tard : fin des premiers contrats, promesses non tenues, et un mécontentement encore plus fort qui s'est manifesté par le vote ou le non-vote aux élections Régionales.
Revenons sur ces résultats :
Tout d'abord, un fort taux d'abstention (plus d'un Châtelleraudais ne s'est pas déplacé pour aller déposer son bulletin dans l'urne), que les élus se doivent d'analyser car il est significatif du climat politique actuel, entre dégoût et résignation.
Mais pour ceux qui ont voté, le choix a été net, sans ambiguïté :
– sur le plan national, ils ont voulu affirmer leur confiance en des Présidents de régions très majoritairement à gauche, et marquer fortement leur opposition à la politique menée par N. Sarkozy. Un président engagé dans une course folle aux réformes à tout-va, sourd aux préoccupations des Français et aux appels des élus inquiets, même dans son propre camp, bloqué sur des choix et des entêtements qui fragilisent dramatiquement notre pays (bouclier fiscal, réforme de la taxe professionnelle, des collectivités territoriales, des retraites, restrictions budgétaires dans tous les secteurs publics, comme celui de la santé ou de l'éducation de nos enfants et adolescents...).
– sur le plan local, choix tout aussi net en faveur de Ségolène Royal. Malgré une campagne méprisante et mensongère de la droite, elle a été fortement confortée pour un second mandat à la tête de Poitou-Charentes. Là aussi, au-delà d’une confiance renouvelée, il faut lire un second message à l'adresse du pouvoir en place, incarné cette fois par le député-maire de la ville. Dans un seul bureau de la ville, les suffrages se sont exprimés en faveur de la liste où sa fille était pourtant placée en 2ème position, censée symboliser le renouvellement de la droite !...
M. Abelin a-t-il entendu le message des Châtelleraudais ? Il semble bien que non ...
En tout cas, le soir du 2ème tour, il a envoyé un adjoint présenter les résultats définitifs, préférant le camp retranché de la mairie à la salle publique ouverte à ses administrés !
Est-il sourd lui aussi aux messages envoyés par ces élections ?
Pourtant, comme son territoire est fragilisé, combien d'espoirs sont déçus ! Mais, lui
aussi, il s'entête en des promesses non tenues, il mène une politique municipale plus centrées sur les démolitions et les ravalements de façades que sur l’humain et le social ! Quel avenir pour les salariés menacés, pour les fins de droits, pour les jeunes dont on retarde l'entrée dans la vie active, pour les seniors que l'on pousse dehors avant l'âge et pour lesquels l'âge d'entrée en retraite risque d'être retardé ?!...
Alors, suffrage local dont il ne faudrait pas faire une lecture nationale ?
Ou suffrage national sans lien avec les réalités locales ?
Non, pour nous, il s'agit d'une même sanction pour une politique sans lisibilité
économique, sociale et humaine !
Aumon Laurence, Cibert Cyril , Maunory Jean-Claude, Tondusson
Joël , Vacheron Chantal

Commentaires