Cyril CIBERT
On aimerait comprendre ...
D’abord, on aimerait comprendre où était M. Abelin le 30 juillet. Il a affirmé à la Nouvelle République qu’il était à la manifestation de soutien aux Fabris. Nous l’avons lu. Nous ne l’avons pas vu. Puis, il dit maintenant y avoir été « représenté ». Détail sans importance ? Non, si on pense que la parole du maire de la ville de Châtellerault devrait être crédible.
Ensuite, nous avons entendu le ministre Estrosi : « 210 emplois pour les anciens de Fabris » a-t-il prétendu au sujet de Délipapier. En fait, il s’agirait de 150 emplois échelonnés sur plusieurs années. Et qui ne seraient en rien « réservés ». D’ailleurs comment serait-ce possible ? Et l’escalade continue dans le dernier Bulletin Municipal : voici surgir « 210 emplois directs » sortis de « 150 emplois indirects » ( ? )… Un mensonge cette fois de la majorité municipale.
Le 29 septembre, la Région avec Ségolène Royal, annonce l'implantation de Solairedirect. A la clé : 80 emplois immédiats et 220 à terme. La Région qui a entièrement porté ce projet, a emprunté 400 millions d’euros à la Banque Européenne d’Investissement pour développer, dans tout le Poitou-Charentes, l’énergie solaire et construire les panneaux solaires nécessaires, jusqu’alors importés. Le choix de Châtellerault est un signe fort donné par la Région à un bassin d’emploi sinistré : le nôtre. M. Abelin s’en est immédiatement attribué les mérites, alors qu'il n'en a pas la moindre part.
Nous redoutons la suite de ces contrevérités qui ont commencé avec l'annonce de la « non fermeture de l’Ecole de Gendarmerie ».
Des plus cocasses (« j’étais à la manifestation des Fabris ») aux plus graves, elles retirent de la crédibilité à une institution, la municipalité, et son premier représentant, le maire que nous souhaiterions pouvoir respecter.
Post-scriptum : Les résultats du vote massif, dans la Vienne, contre la privatisation de La Poste : ( 23.859 votants, 23.506 NON) . Voilà un un signal fort: nos concitoyens disent non au mensonge, au mépris, aux manœuvres . Et ils demandent à être écoutés, associés aux décisions et respectés sur le plan national comme sur le plan local !
Laurence Aumon, Cyril Cibert, Jean-Claude Maunory, Joël Tondusson, Chantal Vacheron
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